La première matinée du procès de Rima Hassan a été marquée par des échanges tendus, des suspensions et une contestation de la procédure devant le tribunal judiciaire de Paris. Jugée pour apologie du terrorisme après la publication d’un message sur les réseaux sociaux, l’eurodéputée a dénoncé une tentative d’intimidation et choisi de garder le silence. Au-delà de l’audience, l’affaire ravive un débat politique sensible sur la liberté d’expression, l’immunité parlementaire et les limites du droit pénal.
Une audience sous haute tension au tribunal judiciaire de Paris
La salle était comble lorsque Rima Hassan a pris la parole, un keffieh posé sur les épaules. La militante franco-palestinienne a présenté les poursuites comme une tentative de la réduire au silence, avant d’annoncer qu’elle exercerait son droit au silence pour le reste du procès.
Les premières heures ont surtout porté sur la régularité de la procédure. Vincent Brengarth, son avocat, a contesté la manière dont le dossier avait été engagé et dénoncé, selon lui, une asymétrie entre la défense et les parties civiles.
La tension est montée lorsque l’avocate et présidente de la Licra, Galina Elbaz, a critiqué les propos de l’élue. L’avocat de Rima Hassan a alors quitté brièvement la salle avec sa cliente. Une insulte adressée à Me Brengarth pendant une suspension a encore illustré l’atmosphère électrique de cette audience.
Source: www.boursorama.com

